Les Escapades de Petitrenaud s’arrêtent dans le Loir-et-Cher

La célèbre émission de télévision “ Les Escapades de Petitrenaud ” a fait escale dans le Loir-et-Cher pour rencontrer ses meilleurs chefs cuisiniers.

Les émissions de cuisine, ça n’est pas ce qui manque dans le paysage audiovisuel français. Mais quand celles-ci s’intéressent vraiment au travail des chefs et de leurs producteurs, ça vaut la peine de s’y attarder. C’est le cas de l’émission « Les escapades de Petitrenaud », éponyme du célèbre animateur Jean-Luc Petitrenaud qui a cependant dû faire une pause dans l’animation. Place donc à Carinne Teyssandier, visage bien connu des téléspectateurs, qui remplit son rôle avec aisance : « J’adore découvrir de nouvelles choses, ça fait 17 ans que je parcours le pays, d’abord pour France 3 Bourgogne puis pour des émissions comme le Village départ du Tour de France. Je suis une vraie provinciale ! ».

Cette semaine, le Loir-et-Cher était à l’honneur avec non pas un, mais deux chefs étoilés locaux qui auront chacun leur émission sur France 5. Christophe Hay d’abord, qui tient La Maison d’à côté à Montlivault, et Anthony Maubert, chef du restaurant Assa à Blois. Et ce qui est bien avec les « Escapades », c’est que l’on parle des chefs mais pas que. L’équipe de tournage va aussi à la rencontre des producteurs, acteurs essentiels du restaurant et trop souvent ignorés. « C’est pour ça que j’aime cette émission, elle fait la part belle aux produits qui sont plus importants que le cuisinier. J’ai donc convié Philippe Gillard, producteur de champignons shii-také, le traiteur Taka Sanga pour le miso, mais aussi Élise Montrau et Olivier Gabillon. Et bien sûr tout est bio ! » explique Anthony Maubert en compagnie de sa femme Fumiko, elle-même chef.

Tous ces produits atypiques étaient alors présentés à Carinne Teyssandier tout en haut de la tour de Foy au château de Blois pour la partie « casse-croûte » le tout en plein soleil : « Il y a pire pour tourner une émission ! » reconnaissait le réalisateur.
Et puisqu’on parle d’endroits « horribles », le chef Christophe Hay n’était pas en reste en accueillant l’équipe de tournage à Chambord : « Ma cuisine vient d’ici, le château, la Loire, on est en plein dedans. Pour moi c’est une grande fierté de participer à cette émission que je regarde souvent. Elle met en avant les producteurs locaux avec qui nous travaillons ce qui permet de valoriser notre terroir. Tout le monde a été adorable, ça restera un très bon souvenir ».

Le chef étoilé de La Maison d’à côté a ainsi pu mettre la lumière sur Alain Gaillard, producteur de safran mais aussi jardinier du restaurant. Mais aussi et surtout ce qui constitue les plats fétiches de sa carte, le bœuf wagyu de Thierry Roussel, le caviar de Sologne de Vincent Hennequart et les rillettes de Sylvain et Julie Arnoult, pêcheurs de Loire. Et pour finir, rien de tel qu’un bon vin avec Thierry Puzelat, du Clos du Tue Bœuf.
Comme le veut l’émission, c’est dans les cuisines des restaurants respectifs que le tournage s’est achevé, où les chefs ont pu parler, en toute intimité, de leur travail. Pour sûr, le passage dans le Loir-et-Cher restera comme un bon cru pour « Les Escapades de Petitrenaud ». On connaît d’ailleurs d’ores et déjà les jours de diffusion des émissions. Nous découvrirons le restaurant Assa le dimanche 26 novembre à midi, tandis que La Maison d’à côté se dévoilera le dimanche 17 décembre prochain, même heure. À vos agendas !

Source : https://www.lanouvellerepublique.fr/actu/les-escapades-de-petitrenaud-s-arretent-dans-le-loir-et-cher

Thierry Roussel : du lait de Sologne en Ethiopie

Thierry Roussel : du lait de Sologne en Ethiopie

Thierry Roussel, chef d’entreprise.

J’ai grandi dans cette Sologne que j’aime en rêvant d’être Tarzan en construisant ma cabane en bois dans l’arbre. Lorsqu’il évoque ce coin de Loir-et-Cher où ses grands-parents avaient déjà leurs attaches, Thierry Roussel n’est pas avare en détails et anecdotes. L’ancien mari de Christina Onassis – héritière du riche armateur grec Aristote Onassis – lui-même descendant de la famille des laboratoires pharmaceutiques Roussel, explique avoir appris à chasser à 6 ans. C’était sur le domaine familial de La Marolle-en-Sologne, une commune toujours ancrée dans sa vie. Sur le plan affectif, mais aussi professionnel. Avec Frédéric Jaffré, le bien connu éleveur de taureaux local, dont l’emblématique Fêtard, recordman au Salon de l’agriculture, il a récemment créé l’European Food and Cattle. L’objectif étant de fournir du lait « par l’envoi de milliers d’embryons sélectionnés sur la meilleure génétique française élevée en Sologne », dans ce pays d’Afrique « qui manque cruellement de lait », détaille Thierry Roussel. « D’une vache locale qui produit 3 litres, la nouvelle génération va produire dix fois plus et grâce à qui, grâce à notre région, la Sologne », s’enthousiasme l’entrepreneur qui travaille aussi à développer l’économie locale directement sur place. A la tête de la société Girard Sudron, « la plus vieille société d’éclairage d’Europe », depuis quatre ans, Thierry Roussel a implanté son activité sur l’ancien site Matra à Romorantin qui compte aujourd’hui une vingtaine de salariés. Et n’exclut pas d’y transférer le siège social à terme.

Spécialisée dans les éclairages LED à faible consommation d’énergie, la société affiche un objectif de développement de 100 millions d’euros en 5 ans.

L.T.

Les bœufs de Kobe broutent paisiblement en Sologne

Les bœufs de Kobe broutent paisiblement en Sologne

Thierry Roussel possède un élevage de wagyus à Villeny depuis cinq ans. Il va commercialiser la viande tout prochainement.
© Photo NR

Thierry Roussel élève des wagyus à Villeny depuis plusieurs années. En commercialisant cette viande d’exception prochainement, il veut la démocratiser.

Si Villeny est à plus de 9.000 km de Kobe, les wagyus – la dénomination du bœuf lorsqu’il est élevé en dehors de la capitale de la préfecture de Hyogo – s’acclimatent très bien à la Sologne. Si l’hiver, ils vivent au chaud dans l’étable, aux beaux jours, les bovins coulent des jours heureux dans les prés de Thierry Roussel. « Le wagyu ne doit pas être stressé, c’est un animal très gentil qui a besoin de calme, les Japonais leur font écouter de la musique, explique le propriétaire. La Sologne peut être le nouveau berceau du wagyu, il n’y a aucune pollution, pas d’aéroport, ni d’autoroute trop proche. C’est l’environnement parfait : calme et tranquillité absolue. »

Thierry Roussel a lancé cet élevage il y a cinq ans. Un gros investissement de départ : 47.000 € uniquement pour le taureau ! Les bêtes ont été sélectionnées aux États-Unis, puis les embryons ont été transférés sur des vaches normandes et montbéliardes en Sologne. Cet élevage serait plus écologique, avec 30 % de gaz à effet de serre émis de moins que les bovins usuels. « L’inconvénient avec les wagyus, c’est qu’il faut être patient, il y a le coût mais surtout le cycle de croissance est plus long que pour les autres bovins, indique Thierry Roussel. Les animaux sont abattus entre 30 et 36 mois et sont plus petits. Les veaux sont plus fragiles. » Le cheptel compte 200 têtes aujourd’hui.

Vente en épiceries fines et sur Internet

En Sologne, les wagyus sont chouchoutés. En plus des pâturages, ils sont nourris au foin avec de l’orge et des graines de lin. Ils peuvent à la demande se masser sur des brosses automatiques ! « En plus que l’animal soit heureux, cela diffuse la graisse dans le muscle », indique l’éleveur.

Cette viande a la réputation d’être la meilleure et la plus chère au monde (lire ci-dessous). « Comme pour le caviar, je veux démocratiser cette viande extraordinaire », explique Thierry Roussel. Il va commercialiser « d’ici deux à trois mois, sur les marketplace comme Amazon, et dans les épiceries fines » les wagyus solognots.

Et pour toucher toutes les bourses, Thierry Roussel compte sur les biltongs. « Des sachets de 50 g de viande séchée, très abordables ou des saucissons et rillettes, explique-t-il. C’est un marché colossal, d’abord par curiosité et ensuite par goût : ce qui est très bon est consommé. »

Source : https://www.lanouvellerepublique.fr/loir-et-cher/commune/villeny/les-boeufs-de-kobe-broutent-paisiblement-en-sologne

6 animaux wagyu collectés

Notre exploitation

Notre exploitation

13/06/2016 : Nous avons collecté 6 animaux wagyu. 67 embryons ont été collectés dont 54 ont été reposés en frais sur nos mères porteuses.

Prochaine collecte prévue le 01/12/2016.