Les bœufs de Kobe broutent paisiblement en Sologne

Les bœufs de Kobe broutent paisiblement en Sologne

Thierry Roussel possède un élevage de wagyus à Villeny depuis cinq ans. Il va commercialiser la viande tout prochainement.
© Photo NR

Thierry Roussel élève des wagyus à Villeny depuis plusieurs années. En commercialisant cette viande d’exception prochainement, il veut la démocratiser.

Si Villeny est à plus de 9.000 km de Kobe, les wagyus – la dénomination du bœuf lorsqu’il est élevé en dehors de la capitale de la préfecture de Hyogo – s’acclimatent très bien à la Sologne. Si l’hiver, ils vivent au chaud dans l’étable, aux beaux jours, les bovins coulent des jours heureux dans les prés de Thierry Roussel. « Le wagyu ne doit pas être stressé, c’est un animal très gentil qui a besoin de calme, les Japonais leur font écouter de la musique, explique le propriétaire. La Sologne peut être le nouveau berceau du wagyu, il n’y a aucune pollution, pas d’aéroport, ni d’autoroute trop proche. C’est l’environnement parfait : calme et tranquillité absolue. »

Thierry Roussel a lancé cet élevage il y a cinq ans. Un gros investissement de départ : 47.000 € uniquement pour le taureau ! Les bêtes ont été sélectionnées aux États-Unis, puis les embryons ont été transférés sur des vaches normandes et montbéliardes en Sologne. Cet élevage serait plus écologique, avec 30 % de gaz à effet de serre émis de moins que les bovins usuels. « L’inconvénient avec les wagyus, c’est qu’il faut être patient, il y a le coût mais surtout le cycle de croissance est plus long que pour les autres bovins, indique Thierry Roussel. Les animaux sont abattus entre 30 et 36 mois et sont plus petits. Les veaux sont plus fragiles. » Le cheptel compte 200 têtes aujourd’hui.

Vente en épiceries fines et sur Internet

En Sologne, les wagyus sont chouchoutés. En plus des pâturages, ils sont nourris au foin avec de l’orge et des graines de lin. Ils peuvent à la demande se masser sur des brosses automatiques ! « En plus que l’animal soit heureux, cela diffuse la graisse dans le muscle », indique l’éleveur.

Cette viande a la réputation d’être la meilleure et la plus chère au monde (lire ci-dessous). « Comme pour le caviar, je veux démocratiser cette viande extraordinaire », explique Thierry Roussel. Il va commercialiser « d’ici deux à trois mois, sur les marketplace comme Amazon, et dans les épiceries fines » les wagyus solognots.

Et pour toucher toutes les bourses, Thierry Roussel compte sur les biltongs. « Des sachets de 50 g de viande séchée, très abordables ou des saucissons et rillettes, explique-t-il. C’est un marché colossal, d’abord par curiosité et ensuite par goût : ce qui est très bon est consommé. »

Source : https://www.lanouvellerepublique.fr/loir-et-cher/commune/villeny/les-boeufs-de-kobe-broutent-paisiblement-en-sologne

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