L’économie de l’Éthiopie en 2012

L’Éthiopie est un des pays non producteurs de pétrole d’Afrique à croissance la plus rapide malgré une inflation forte et persistante.

Le Plan Quinquennal de transformation essaie d’augmenter le taux d’emploi en développant les petites et moyennes entreprises et en améliorant le secteur agricole.

Le gouvernement poursuit une politique fiscale prudente afin de réduire l’inflation.

Grâce à une augmentation des exportations, le déficit du commerce extérieur s’est réduit entre 2010 et 2011 (tableaux p 2 et3.)

Développements récents et perspectives.

Depuis 2011, l’économie s’est améliorée pour la 8e année consécutive (11,4%), économie basée sur l’industrie, (mines, productions de produits manufacturés, ciment, textile et cuir) les services et l’agriculture.

Néanmoins, le secteur agricole qui représente 80 % des emplois, reste la cause principale de la croissance du pays. (9%en 2011,grâce à ‘augmentation de la production céréalière ayant atteint un record de 19 millions de tonnes).

Cependant, le secteur agricole doit faire face à plusieurs difficultés : les conditions climatiques, l’érosion des sols, le bas niveau de productivité et la faiblesse de l’infra-structure commerciale. Seuls 15 % des terres arables sont cultivés.

Le gouvernement cherche à attirer les investissements étrangers.

L’Éthiopie a fourni de nombreux efforts en matière fiscale afin de contenir l’inflation.

Le pays a également augmenté le volume de ses exportations(café, or, graines et fleurs). L’Éthiopie est membre du Marché Commun des pays d’Afrique de l’Est et du Sud (COMESA).

Des réformes ont été lancées afin de développer le secteur privé dans l’industrie et dans le secteur bancaire.De nombreuses campagnes anti-corruption ont été menées.

Le gouvernement s’efforce de protéger le fragile écosystème éthiopien (dégradation des sols,déforestation,changements climatiques).

Sur le plan politique, l’Éthiopie occupe une position stratégique dans la corne de l’Afrique et joue un rôle essentiel dans la lutte contre l’insécurité et l’instabilité en Somalie et au Soudan.

Le développement de l’éducation, de la santé et de l’égalité hommes-femmes restent des objectifs prioritaires ainsi que la réduction du taux de pauvreté et la lutte contre le chômage, en particulier des jeunes (20 % de la population).